< Retour

Blog

non encore un, celui la le dernier

En 1757, en pleine guerre de la Conquête, dans ce qui est alors la Province de New York, les Français, soutenus par les Hurons, se battent contre les Britanniques, aidés par les Mohicans.

Nathanael « Œil de Faucon », Européen élevé parmi les Mohicans, sauve avec l’aide de son père, Chingachgook, et son frère adoptifs Uncas, l’officier major Duncan Heyward et ses deux protégées, Cora et Alice Munro. Celles-ci devaient en effet rejoindre leur père, le colonel Munro, commandant du Fort William Henry. L’officier et sa compagnie étaient tombés dans une embuscade tendue par leur guide, un Huron nommé Magua, ou « Renard Subtil », s’étant fait passer pour un Mohawk. C’est alors que Nathanael, est intervenu pour sauver les Britanniques. Ces derniers reprennent ensuite leur route mais se retrouvent dès leur arrivée pris à partie dans la bataille de Fort William Henry.

La bataille s’articule en effet autour d’un siège mis en place par les Français pour contraindre les Britanniques à abandonner leur position. Disposant de moins de soldats et pièces d’artillerie que ses adversaires, le colonel Munro envisage à trois jours la durée maximale de résistance du fort. Arrivent alors ses deux jeunes filles en compagnie de Nathanael, son père et son frère, qui lui font part de la trahison de Magua. Pour Munro, il n’y a plus qu’une solution, celle d’envoyer un messager capable de rejoindre les troupes du général Webb, qui ne sont qu’à une journée de marche, à Fort Edward, afin de demander assistance et bénéficier de l’arrivée des renforts.

Mais alors que l’éclaireur est dépêché, Munro apprend qu’Œil-de-Faucon, qui avait en parallèle demandé à ses amis de la Milice coloniale s’ils désiraient rester ou non combattre aux côtés de l’armée anglaise, en a profité de son côté pour aider les miliciens qui voulaient sortir à quitter le fort. Considérant cet acte comme une trahison, il le met aux fers et ordonne sa pendaison pour le lendemain, même s’il a sauvé ses filles. Cora, qui lui avait fait part de son amour juste avant son emprisonnement, vient alors le voir pour lui apprendre la nouvelle.

Mais la pendaison n’a pas lieu, car le jour suivant, l’activité du fort est interrompue par l’envoi d’une délégation française, dirigée par le marquis de Montcalm, et qui demande la reddition de la garnison anglaise. Munro, qui s’apprête à rejeter la demande de Montcalm, apprend alors de sa part que les renforts sur lesquels il comptait n’arriveront pas, puisque la réponse du général anglais Webb a été interceptée par les Français et celui-ci stipule qu’aucune aide ne pourra être fournie.

Munro, qui a compris que la bataille était perdue, accepte les conditions de reddition de Montcalm, qui lui promet que tous les soldats du fort pourront repartir sains et saufs, avec armes et couleurs, mais seulement si ceux-ci se dirigent vers le port le plus proche pour regagner l’Angleterre. La veille du départ de la garnison, Magua fait alors savoir à Montcalm que pour lui, la justice n’a pas été rendue, puisque les Anglais, dont l’armée a brûlé le village de sa famille, sont toujours vivants. Montcalm, quant à lui, avoue à Magua qu’il sait pertinemment que, si Munro respectera sa promesse de repartir en Angleterre, son supérieur le général Webb ne le fera pas : les soldats qu’il s’apprête à laisser partir se retrouveront tôt ou tard sur sa route.

Archives